Cet été, une nouvelle tendance de dégustation est apparue sur nos tables d’apéritif : les vins aromatisés. Ces vins rencontrent en effet de plus en plus de succès chez les consommateurs ce qui attirent les producteurs d’alcool doux (8 à 12°). C’est le cas de Frédéric Mocquillon qui vient de lancer son vin à la banane.
Frédéric Mocquillon est un producteur de Loire-Atlantique. Sa famille, et notamment son père, fait partie des spécialistes régionaux des produits d’accompagnement de cocktail, selon PresseOcean.fr. « Cela a commencé voilà 17 ans, explique-il. Quai Baco au Pescadou que tenait mon père. Un jour il avait décidé d’innover en proposant un nouvel apéritif maison à ses clients. Il a mis au point un cocktail à base d’orange, de citron et de gingembre pour aromatiser le muscadet. « Le confit d’Amélie » du nom de ma fille, est devenu l’apéritif vedette de l’établissement. Et nous ont donné l’envie de créer une gamme de produits d’accompagnements ». Aujourd’hui, le confit d’Amelie et devenu le Nantillais et Frédéric Mocquilon en est le patron. L’entreprise a gagné de nombreuses parts de marché et distribue aujourd’hui 160000 bouteilles de Nantillais uniquement à base de produits naturels avec des parfums tels que agrumes, citron vert, fruits rouges, mandarine, pamplemousse ou encore gingembre. Face à la nouvelle vague des vins aromatisés et de part son savoir-faire, il a décidé de profiter de cette belle opportunité en lançant une gamme de vins aromatisés dans un « bag in box » de trois litres. « Nous répondons à une demande croissante des consommateurs qui préfèrent que l’on fasse les mélanges pour eux. Nous nous sommes donc associés avec un viticulteur vendéen pour être certain de bénéficier d’une bonne qualité de produit de base. Et on a commencé à proposer deux boissons aromatisées, cerise-kola à partir d’un rosé de cépage Gamay et banane-cacao à partir d’un blanc melon de Bourgogne, qui sont préparées dans les mêmes conditions que le Nantillais de base, sans aucun colorant ».
Cet article fera sûrement sourire l’oenologue Michel Rolland qui, lors d’une conférence à l’INSEEC de Bordeaux sur sa vision futuriste du vin, avait déclaré que d’ici 2050 le vin s’adapterai aux goûts des consommateurs aussi étonnants soient-ils. Comme quoi, tout peut arriver !




Vins En Terrasse
Ne serait-ce pas un plagiat du « beaujolais » !
Nicolas BEZES
Certains mettent bien de l’extrait de vanille sans le dire afin de « copier » le passage en fûts.
De plus les producteurs de Cognac ont bien été contents que les rappeurs américains boivent (et lancent la mode aux US) leur production même avec du coca.