La « tradition française des vins de terroir » fera-t-elle partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité ?
Après les « Climats de Bourgogne » et les « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne », c’est au tour de « la tradition française des vins de terroir » de proposer son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. L’annonce de cette candidature a été faite mardi dernier à Tours par un groupe de chercheurs français.Â
Selon La Vigne, « la tradition française des vins de terroir » pourrait bientôt faire son apparition au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. C’est en tout cas le souhait de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA), de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation et de l’Université de Tours, comme ils l’ont annoncé mardi 2 juin dernier à Tours. Pour eux, il est important que cette tradition soit répertoriée au patrimoine culturel immatériel de l’humanité car c’est « un monument de la culture universelle ». Mais la « tradition des vins de terroirs », c’est quoi exactement ? Selon Emmanuelle Vaudour (maître de conférence à AgroParis tech et spécialiste des sciences du sol), un des chercheurs en  charge de ce projet d’inscription, « La tradition française des vins de terroir recouvre pour nous l’ensemble des savoir-faire viticoles et Å“nologiques, des rituels de partage du vin transmis de génération en génération, des aménagements du milieu et des pratiques culturales ».
Grâce à une telle action, les personnes porteuses de ce projet souhaitent donner la possibilité à cette tradition de se développer tout en conservant « des savoir-faire viticoles respectueux des sols, de la nature et de l’environnnement », comme nous l’explique La Vigne. Pour Thibault Boulay (historien), « Le but n’est pas de montrer que les vins français sont les meilleurs du monde mais d’exprimer comment les vignerons ont su travailler leurs terroirs et en tirer parti au fil des siècles. Le vin est une métaphore de la condition humaine ». Parmi les autres professionnel s’impliquant dans ce projet de candidature, on peut citer Alain Carbionneau (professeur à Montpellier SupAgro), François Chevrier (délégué général de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires), Jean-Robert Pitte (président de la MFPCA et de l’Académie des vins de France), ainsi qu’ Hervé Hannin et Aline Lonvaud, experts OIV. Pour François Chevrier, ce projet ne sera pas simple à mettre en oeuvre car il va falloir « convaincre le gouvernement de déposer le dossier auprès de la commission de l’Unesco ». Selon lui, « Un travail important de lobbying va être nécessaire, car nous aurons à affronter l’hostilité d’associations de lutte contre l’alcoolisme ». Affaire à suivre donc…




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